Le bébé congelé

Le bébé congelé

Une jeune adulte avec une santé mentale plutôt fragile tombe enceinte par accident. Même si sa famille l'implore d'interrompre la grossesse parce qu'ils jugent qu'elle n'est pas du tout en état de s'occuper d'un enfant, elle décide de mener sa grossesse à terme. Mais peu après l'accouchement, elle réalise qu'elle ne désire pas du tout un enfant et elle le congèle dans son congélateur du sous-sol. Ensuite, elle porte son enfant comme disparu et reprend son train-train quotidien comme si elle n'avait jamais eu d'enfant. Mais quelques années plus tard, la jeune femme a mûri et finalement, elle voudrait bien s'occuper d'un bébé. Elle sort donc le sien du congélateur et le met dans le four à micro-ondes pour qu'il reprenne vie. Mais évidemment que le pauvre enfant n'a jamais rouvert les yeux.

# Posté le mercredi 17 janvier 2007 17:33

petite poupée

Dans une nuit d'orage,un soir de pleine lune,dans une triste maison,une fille voulait une poupée .
Arrivée dans le magasin,les poupées etaient toutes dechiquetées sauf une.
Elle avait un sourire de diable, des yeux rouge et des ongles pointus .La petite fille dit:
"maman, je veux celle-ci
Le vendeur repond à la fille
- ok mais à une condition:ne la mets jamais dans une piece sans quelqu'un avec elle!!!"
Enfin dans la maison, elle mit la poupée aux dents de fer dans le salon et partit se coucher...
elle étais donc seul....
Puis dans son lit la petit fille entendit d'une vois chantante:
"je suis dans la cuisine la cuisine"
puis le bruit se rapprochait d'elle!!!
"je suis dans l'escalier l'escalier"
la peur lui montais au cou et elle entendit:
"je suis derrière ta porte ta porte"
elle se mis sous sa couverture et verte de peur elle écouta:
"je suis devant ton lit ton lit"
et dans la même minute
"je suis sous ta couette ta couette"
puis...
"je suis sur ta tête ta tête"
et elle planta ses ongles de fer dans son front et la tuas...

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 09:37

l'envellope

En Californie, une dame a utilisé sa langue pour humecter son enveloppe et le timbre poste au lieu d'utiliser l'éponge réservée à cet effet. La dame s'était légèrement coupé la langue ce jour là.

Une semaine plus tard, elle a noté un gonflement anormal de sa langue. Elle est allé consulter un médecin qui n'a rien trouvé d'anormal. La langue n'était pas endolorie outre mesure.

Deux jours plus tard, sa langue a commencé à s'enfler d'avantage et devenir vraiment douloureuse à tel point qu'elle ne pouvait plus manger. Elle est retournée à l'hôpital, et a exigé que quelque chose soit fait. Le médecin céda à une radio de la langue qui révéla la présence d'un corps étranger. Il décida alors de la préparer pour une intervention chirurgicale mineure. Quand le médecin fit une incision à l'endroit où était localisé le corps étranger, une larve vivante de cafard en est sortie. Il y avait donc des oeufs de cafards incrustés sur le rabat de l'enveloppe. L'oeuf s'était donc développé dans la langue de la dame parce que sa salive constituait un milieu chaud et moite propice à l'éclosion des oeufs de cette bestiole...

Interrogé sur cette affaire, Andy Hume qui a travaillé pendant longtemps dans une fabrique d'enveloppe écrit: "Vous ne pouvez vous imaginer tout ce qui traîne sur les plateaux d'application de la colle sur les enveloppes. Je n'ai donc pas, durant toutes ces années, touché une enveloppe avec ma langue."

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 09:44

autocombustion humaine

On retrouve dans une pièce un corps humain réduit complètement en cendre. Les autres objets de la pièce ne sont pas touchés. L'auto-combustion est l'un des nombreux mystères de la science. Il y a plein de cas qui prouvent que ce phénomène existe bien. Ce qui fait défaut, ce sont les explications scientifiques du phénomène. L'auto-combustion réduit en cendre la chair et les os en quelques instants. Comment ce phénomène peut se produire, alors que l'on sait parfaitement qu'il faut de longues heures à un feu intensif d'un crématorium pour calciner la chair d'un corps humain. Même après l'incinération on doit broyer les os qui sont restés quasiment intacts.

Premier cas qui a été dévoilé est celui de la comtesse Cornelia Bandi qui date du 4 avril 1731. Le tout s'est passé en Italie, près de Vérone. La comtesse était âgée de 62 ans et elle n'a jamais eu de maladie de sa vie. Ce soir-là, elle dîne avec des amis. Elle se retire assez tôt sous prétexte qu'elle est fatiguée. Elle s'endort après avoir discuté avec sa femme de chambre. Le lendemain matin, vers huit heures, comme à l'habitude sa femme de chambre vient réveiller sa maîtresse. Il y a un affreux spectacle qui s'offre aux yeux de la jeune femme. "Le plancher de la chambre, rapporte une gazette de l'époque, était parsemé de grosses taches d'apparence humide et gluante, tandis qu'un liquide gras, jaunâtre, éc½urant, coulait le long de la fenêtre, emplissant la pièce d'une odeur répugnante". Tout était littéralement couvert de suie. Cependant, le lit n'avait pas été brûlé et les draps dépareillés indiquaient que la Comtesse Bandi avait eu le temps de se lever. Elle gisait à 1 mètre du lit. Tout ce qui restait d'elle c'était un petit tas de cendre. Elle était en position assise, l'avant-corps couché sur ces jambes. Ses deux jambes sont restées intactes et une moitié de boîte crânienne. Le reste avait semblé brûler.

Les policiers, les médecins ainsi que ses amis qui se sont rendus sur les lieux ont été incapables d'expliquer ce qui était arrivé à la comtesse. Un coroner a écrit dans son rapport : "un feu mystérieux semble s'être allumé spontanément dans la poitrine de la comtesse". C'était la seule conclusion qu'il put déduire et il ferma le dossier.





Il y a naturellement d'autres cas plus récents qui sont similaires à celle de la comtesse. Par exemple :

Extrait tiré d'un site web inconnu

En 1725, à Reims, un aubergiste du nom de Jean Millet passe en jugement. On l'accuse d'avoir tué sa femme en la brûlant dans la cheminée. Il n'en restait plus qu'une partie de la tête et quelques vertèbres, à une trentaine de centimètres du foyer. Quarante-cinq centimètres de plancher avaient brûlé à l'emplacement du corps, mais un pétrin et un saloir, placés à proximité, étaient intacts.

Lecat, un jeune docteur, réussit à convaincre les juges qu'il ne s'agit pas là d'un décès ordinaire. Les juges admettent l'existence d'une sorte de "feu justicier " lancé par Dieu pour châtier la femme de l'aubergiste, qui passait pour boire plus que de raison.

Un médecin légiste américain, le docteur Dixon Mann, émit l'hypothèse que ces cas de combustion humaine spontanée s'expliqueraient par l'état d'imbibition alcoolique particulièrement prononcée des victimes. Une étincelle suffirait à enflammer les victimes. Il admit cependant que de nombreux cas de combustions spontanés ne concernent pas cette théorie puisque les victimes ne buvaient pas d'alcool.

Une théorie est établie par certains scientifiques. Ils émettent l'hypothèse une sorte de dissolution physique due à la prise de certains médicaments. Cette théorie est facilement réfutée. Les enquêtes relatives aux cas de combustions humaines spontanées ont souvent montré que les victimes ne suivaient aucun traitement au moment des faits.

Il y a aussi certaines interrogations à propos des cas. Par exemple, les victimes sont en général retrouvées dans une position naturelle. Comme si tout c'était passé en une fraction de seconde ! Un autre problème est l'intensité de la chaleur dégagée et l'étendue des brûlures fait à l'environnement. Il faut une température d'au moins l.650 °C pour consumer un corps humain. Une telle chaleur réduirait tout en flammes dans un rayon considérable et mettrait le feu à une maison. Cependant dans tous les cas de combustion, l'environnement à été épargné ou a simplement disparut. Citons le cas de la comtesse qui avait encore son collant de soie. Il y a aussi le cas de l'aubergiste ou le plancher était un peu calciné mais pas brûler jusqu'à se réduire en cendre. Parfois, les corps ne sont pas tous consumés et il reste des parties complètement intactes.

Un autre problème est celui de l'étrange silence des victimes. Celles-ci sont incapables d'appeler à l'aide. Il existe quelques cas ou la victime est vivante mais cela aide peu les scientifiques car la plupart du temps elles sont incapables de raconter leur mésaventure.

Certains prétendent que les cas de combustions spontanés sont reliés au vouloir de suicide des victimes. Il y a deux cas qui confirment cette théorie. Le 13 décembre 1959, Billy Peterson, vingt-sept ans, décide d'en finir avec la vie en s'asphyxiant au gaz d'échappement, qu'il détourne du moteur vers l'intérieur de sa voiture. Retrouvé un peu plus tard, son état physique inquiétera les enquêteurs : alors qu'il était brûlé au troisième degré, ses vêtements et ses sous-vêtements étaient presque intacts. Le 18 septembre 1952, Glen Denney, quarante-six ans, se suicide en se tranchant les poignets. On l'a retrouvé carbonisé, alors que rien n'avait brûlé dans la pièce. " Le corps a prit feu pour une raison inconnu, alors qu'il tentait de se suicider ", a conclu le rapport des policiers.



LE CAS FRANCAIS D'URUFFE

Nous sommes à Uruffe, petit bourg lorrain proche de Toul. Ginette Kazmierczak mène une vie solitaire, discrète et effacée dans le logement de fonction de son fils, l'instituteur du village.

Le soir du 12 mai 1977, elle est seule dans l'appartement car son fils est de sortie. Vers 3 heures du matin, sa voisine de palier se réveille en sursaut. Sa chambre est plaine de fumée. Elle sort et voit de petites flammes qui dévorent le bas de porte d'entrée de Mme Kazmierczak. Elle alerte les pompiers qui, très vite arrivés, se trouvent devant un spectacle d'épouvante. Le corps de Mme Kazmierczak gît carbonisé sur le plancher, contre la porte d'entrée, mais les jambes et le bras droit sont intacts alors que la tête, le tronc et l'abdomen ne sont plus que cendres. Il a fallu une température énorme (2000°C) pour arriver à ce macabre résultat.



Fait étrange : seul le plancher sous le buste de la victime révélera des traces d'incendie. Les murs et le sol sont maculés de suie, mais rien d'autre n'a brûlé dans l'appartement. Le poêle à mazout et le chauffe-eau sont éteints. Une boîte d'allumettes est intacte sur le rebord de la fenêtre. L'électricité fonctionne correctement. Crime, suicide? Ces thèses sont écartées à défaut d'élément matériel pouvant les étayer.

Le parquet de Nancy ouvre une enquête et charge le capitaine Laurain d'une expertise. Ce dernier reprend toutes les hypothèses : explosion d'une bombe aérosol ou d'un gaz (mais l'embrasement du mobilier aurait alors été total), crime (mais la porte de l'appartement était fermée de l'intérieur), foudre (la météo invalidera cette possibilité). L'expert doit admettre qu'il s'agit bien là d'un cas de combustion spontanée. En conséquence, le 18 janvier 1978, le parquet de Nancy prononcera une ordonnance de non-lieu dans cette affaire. Ce cas troublant a été reconstitué dans le cadre de l'émission "Mystères" sur TF1 (photo ci-dessus).

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Malheureusement, aujourd'hui encore de nombreux médecins refusent d'admettre l'existence de ces cas. Au XIXème siècle on a d'abord avancé la théorie que le cas de la combustion spontané ne touchait que les alcooliques et que c'était une punition divine. Explication tout à fait farfelue. Certaines expérimentations ont prouvé que la chair imbibée d'alcool cesse de brûler quand il ne reste plus d'alcool. On a également prétendu que les victimes avaient pris feu tout naturellement, en s'approchant trop d'une cheminée. Ce qui n'explique pas la moitié des cas du passé et encore moins ceux d'aujourd'hui.

Une théorie intéressante est apparue. Les cas de combustions humaines spontanés se produiraient lorsque la courbe géomagnétique de la Terre est à son maximum. Cette courbe varie considérablement en fonction de l'activité solaire. Cela semblerait indiquer que les combustions humaines spontanées sont le résultat d'une interaction entre des conditions astronomiques bien spécifiques et l'état physique de la victime.

Ces conditions pourraient être, à leur tour, des prés requis, à l'apparition des "boules de feu ". On a envisagé cette hypothèse à propos du cas de Mme Reeser, retrouvée brûlée sur un tapis intact, tandis qu'une étrange boule de feu tournoyait au-dessus de son cadavre.

Selon plusieurs physiciens, ces "boules de feu " pourraient dégager une énergie immense, qui produirait des ondes radio identiques à celles d'un four à micro-ondes. Dans cette hypothèse, les combustions spontanées à l'intérieur de vêtements intacts deviennent possibles. Elles seraient dues à la présence de boules de feu à proximité du corps (ou bien dans le corps). Ou bien à l'action d'un gigantesque champ d'ondes radioactives, qui aurait formé une boule de feu s'il n'y avait pas eu un corps à consumer.

Ce mystère ne sera peut-être jamais résolu. Il y a une certitude, c'est que ces cas existent et qu'il y a de plus en plus de gens qui s'y intéressent. Plus nous creuserons dans les mystères plus nous pourrons découvrir la vérité.

# Posté le vendredi 30 mars 2007 18:06

oui-ja

Pour des personnes inexpérimentées ou influençables, ouvrir les portes du paranormal est un acte pouvant conduire à des déséquilibres graves, voire dangereux.

La pratique du spiritisme en amateur, que ce soit à l'aide du jeu du Oui-ja ou de techniques comme l'écriture automatique, est-elle réellement sans danger ? Plusieurs dérapages, conduisant parfois au meurtre satanique, attestent du fait que tout le monde ne peut pas impunément franchir les portes de l'occulte.

Quelques jours avant les fêtes de Noël 1995, dans le quartier de Mayfair, à Londres, David Mac Callum aborde deux écoliers âgés de 15 ans et leur propose de venir chez lui pour écouter du heavy metal et visionner quelques vidéos "super-rares". Les deux adolescents, Michael Earridge et Stephen Cullan, sont "accros" à cette musique ; bien qu'émanant d'un inconnu, ils acceptent l'invitation et suivent ce nouvel ami, de quelques années leur aîné.

Dans l'appartement de Mac Callum, les deux invités traversent un living-room dont l'ordre et la propreté tranche avec l'aspect de la chambre à coucher de leur hôte : David semble vivre dans un désordre indescriptible, parmi un amoncellement de disques d'Iron Maiden et de Metallica, mélangés à une montagne de livres, tous consacrés à Charles Manson, le serial-killer illuminé, assassin de l'actrice Sharon Tate.

Surprise, au centre de la pièce plongée dans une demi pénombre, se dresse une sorte d'autel, drapé de noir et orné à chaque extrémité de hauts cierges allumés. A ses invités, quelque peu interloqués, Mac Callum explique d'un ton paisible : "Cet autel est celui de Satan. Mon ami Dennis et moi-même vouons au diable un véritable culte. Car c'est lui qui nous permet de communiquer avec les morts, par l'intermédiaire du Oui-ja".

Il désigne du doigt, souriant, le plateau de jeu disposé au pied de l'autel et propose : "Avant d'écouter un peu de musique, voulez-vous participer à une partie? Je vais vous initier en attendant Dennis..." Intrigués, Michael et Stephen acceptent. Sitôt arrivé Dennis, les quatre jeunes gens prennent place, assis à même le sol, autour du plateau du Oui-ja et, selon l'usage, chacun pose une main sur le triangle mobile placé au centre du jeu.

Presque aussitôt, la voix étrangement rauque de Mac Callum, casse le silence : "Satan, su tu es parmi nous, donne-nous tes ordres ! Dicte tes volontés ! Satan, que désires-tu que je fasse ?" La réponse parvient au seul Mac Callum. Il se lève brusquement, saisit le jeune Michael à bras le corps et le jette sur le lit où il l'immobilise. Puis un couteau de combat surgit dans sa main : avec une rare sauvagerie, il va poignarder sa victime. Onze fois, la longue lame effilée s'abat sur le visage et le corps du malheureux garçon. Dennis, qui maintient tant bien que mal Stephen, hurlant de peur, crie enfin à l'adresse de Mac Callum : "Arrête, David, mais arrête-toi. Il est mort".

Dans un sursaut, Stephen parvient à se dégager et s'échappe à toutes jambes. Restés seul, David et Dennis enroulent le cadavre dans un drap et une couverture. Ils ont décidé de le transporter dans le coffre de leur voiture et ils s'en débarrasseront dans une décharge publique, située entre deux blocs d'immeubles de la banlieue sud-ouest de Londres.

Arrêtés peu après sur les indications fournies par le rescapé de la tuerie, il s'avéra que les deux adorateurs de Satan, notamment Mac Callum, faisaient déjà l'objet d'une double enquête psychiatrique et policière.

Selon les rapports disponibles, le macabre et l'occulte occupaient de façon obsessionnelle l'esprit malade de Mac Callum, sevré de musique heavy metal et des appels au sang, à la mort et aux rituels sataniques qu'elle inclut. Sur le cadre de sa télévision, Mac Callum avait par exemple griffonné ces textes d'Iron Maiden : "Tueur diabolique. 666 meurtres".

Lors de sa comparution en justice, aux côtés de son ami Dennis, il expliqua que des voix transmises par le Oui-ja l'avaient poussé de façon irrésistible à commettre son crime. Les juges, le considérant plus comme un dément "massacreur" que comme un banal meurtrier, le firent enfermer à vie à la prison de Broadmoor, dans le quartier de haute sécurité réservé aux fous criminels. Ils condamnèrent son complice à dix ans de réclusion dans un établissement psychiatrique.

De la noirceur de cette horrible affaire émerge une interrogation : la pratique effrénée du Oui-ja par Mac Callum a-t-elle exercé une influence déterminante dans la conduite criminelle de ce garçon de 20 ans ? La réponse réside dans un examen attentif de l'environnement du Oui-ja que ses inventeurs prétendent n'être qu'un jeu de société... qui pourrait bien être, en réalité, un véritable fait de société !

UN JEU DE SOCIETE ?

Le Oui-ja tire son nom de la réunion du "oui" français et du "ja" allemand : le jeu est censé apporter à ses utilisateurs des réponses émanant d'esprits défunts. En effet, sur un plateau rectangulaire en bois verni, s'inscrivent en demi-cercle et sur deux lignes les 26 lettres de l'alphabet et, au centre du plateau, repose un triangle de plastique mobile placé sur des roulettes ou du feutre.

Ce triangle est un "indicateur de message", un "pointeur" qui se meut, théoriquement, par sa seule volonté ou sur les ordres des morts. Aux questions posées par les participants qui ont posé leurs doigts sur ce pointeur, ce dernier répond en se déplaçant, formant lettre après lettre des mots entiers. Il peut aussi simplement s'arrêter devant le "oui" ou le "non" quand le joueur n'attend qu'une réponse affirmative ou négative à sa question.

A dire vrai, le Oui-ja n'est qu'une des multiples techniques employables pour communiquer avec les morts. On sait que, pour contacter leurs ancêtres, les anciens Egyptiens usaient d'une méthode voisine : suspendu à un fil au-dessus d'un plateau décoré de symboles, un anneau formulait les messages des disparus. Allan Kardec, l'apôtre du spiritisme, utilisait comme d'autres médiums d'avant-guerre, des techniques rudimentaires très proches, notamment celle de la "corbeille-toupie".

Considéré comme un simple jeu de société lorsqu'il fut inventé par les frères William et Isaac Fuld, à Baltimore (Etats-Unis) en 1898, le Oui-ja prit une autre dimension à l'occasion des deux guerres mondiales. Parce que les veuves de guerre souhaitaient désespérément communiquer avec leurs maris tués au combat, la demande de Oui-ja explosa au point que les frères Fuld parvinrent difficilement à la satisfaire.

Par la suite, en 1996, les fabricants de jeux américains Parker Brothers achetèrent aux successeurs des Fuld les droits de production du Oui-ja. Heureuse inspiration : on estime qu'à ce jour, 25 millions de coffrets ont été vendus dans toute l'Amérique et en Europe.

L'ESPRIT ET LA MATIERE

En dépit d'un indéniable succès commercial, le Oui-ja s'inscrit dans la catégorie des phénomènes paranormaux sujets à caution. Pour beaucoup de sceptiques, ce sont-ce les tressaillements involontaires des muscles des joueurs qui provoquent les déplacement du "pointeur" sur le plateau du Oui-ja. Pourtant, de l'avis de nombreux chercheurs et expérimentateurs du Oui-ja, il est improbable que de tels tressaillements suffisent à mouvoir le "pointeur" de manière significative et l'amènent à formuler, via l'alphabet figurant sur le tableau, des phrases cohérentes.

Il est finalement plus vraisemblable que les messages soi-disant émis proviennent tout simplement du subconscient des pratiquants. Quoi qu'il en soit, si l'on considère le nombre de cas où la pratique du Oui-ja a perturbé ou traumatisé les joueurs, le phénomène va bien au-delà de simples spasmes...

UNE VOIE VERS L'ENFER ?

Un simple jeu de société, le Oui-ja ? Voire... pour certains, c'est plutôt un outil dangereux lorsqu'il tombe en de mauvaise mains. David Farrant, directeur de la société Britannique de l'occulte, considère le Oui-ja comme une porte ouverte sur des forces redoutables et malfaisantes. "Si vous pénétrez des entités, des forces occultes par l'intermédiaire du Oui-ja, ignorant ce que vous faites, elles peuvent devenir une réalité vivante et faire de vous leur prisonnier, comme elle le font avec quiconque tente de les contacter" précise David Farrant.

Montrant volontiers un recueil fourmillant de coupures de presse et de reportages évoquant les conséquences fâcheuses d'un recours au Oui-ja, Farrant fait état de sa propre expérience : "Lorsque j'ai moi-même été amené à pratiquer ce jeu, je l'ai fait dans les meilleurs conditions possibles, c'est-à-dire sous le contrôle de spécialistes. Avant cette première expérience, j'ai donc bénéficié d'une sérieuse mise en garde : "il est indispensable de vous initier à l'occulte, d'en comprendre les bases essentielles. Pour l'heure, il s'agit seulement d'une première étapes""

Farrant allait s'initier pendant... 50 ans, car il étudia le problème tout au long de sa vie professionnelle et ses observations portèrent souvent sur des cas de mortels. Ainsi, en 1993, Mattie Turley, une jeune fille de 15 ans, tuait son père à coups de revolver : les esprits lui en avaient intimé l'ordre lors d'une séance de Oui-ja pratiquée en compagnie de sa mère. Mattie était convaincue que son geste permettrait à sa mère de se libérer de l'emprise de son père et d'épouser un mystérieux "cow-boy". Plus récemment, un garçon de 15 ans Colin Roberts, fut découvert pendu à un arbre dans les jardins d'une église de Belfast (Irland). Avant de se donner la mort, le jeune garçon déclara à ses amis qu'il avait conclu un pacte avec le diable, suppose-t-on par l'intermédiaire du Oui-ja qu'il pratiquait assidûment.

Ces exemples dramatiques signifient-ils que le Oui-ja ouvre les vannes à des entités errantes et leur permet d'accéder au monde des vivants ? La réponse peut varier. Dans le cas de Mattie Turlay, l'explication à son geste meurtrier est bien plus terre à terre. C'est sa propre mère qui fit elle-même mouvoir le "pointeur" sur le tableau, dictant à la jeune fille l'ordre de tuer son père afin de convoler avec son amant !

En revanche, le suicide par pendaison du jeune Colin Roberts reste entaché d'irrationnel. Comment un adolescent décrit par tous comme intelligent, réaliste, en aucune façon schizophrène ou affecté de troubles mentaux, peut-il en arriver à utiliser le Oui-ja pour communiquer avec le diable ?

Psychologue et naguère conseiller en exorcisme, le père Dominic Walker raconte avoir traité plus de mille personnes dont l'existence avait été gravement perturbée par leur tentative d'incursion dans le paranormal.

"Mais, a-t-il confié à un journaliste, je ne crois pas que la pratique du Oui-ja permette de communiquer avec les esprits ; je pense plutôt qu'elle exerce une influence concrète, matérielle, sur notre esprit et c'est bien cet impact particulier qui présente un réel danger." L'opinion du père Walker rejoint d'une certaine façon celle de nombreux psychologues et psychiatres. Pour ces derniers, une intrusion dans l'occulte ne peut nuire qu'aux personnes déjà potentiellement instables mentalement.

Depuis longtemps à l'écoute des victimes du paranormal, l'avocat Gordon Wrigh témoigne : "J'ai longuement discuté avec nombre d'adultes et d'enfants qui on tenté de se suicider ou se sont mutilés. A les entendre, leur comportement n'avait rien d'impulsif, mais procédait plutôt d'une longue et obsessionnelle attirance vers le passage à l'acte, une attraction quasi magnétique. Et c'est cet élan si puissant qui n'a pas manqué d'être lié à l'occulte."

Dans le même ordre d'idées, l'écrivain et chercheur Andrew Boyd s'interroge sur le pouvoir surnaturel du Oui-ja. Au terme d'une des plus vastes enquêtes jamais faites sur le rôle de l'occulte dans la société, il arrive à cette conclusion : "Les personnes qui s'aventurent dans l'occulte ignorent tout de ce qu'il comporte d'indéfinissable, de confus, de fausses conceptions de la réalité. Alors, elles peuvent se perdre elles-mêmes dans une zone d'ombre supranaturelle peuplée de mythe, de magie et de morbide. Sans le savoir, avec une belle inconscience, elles travaillent activement à se saper, à détruire leur équilibre, leur bien-être psychologique."

SUR LE FIL DU RASOIR

Dans l'ensemble, on peut raisonnablement affirmer que les citoyens les moins stables psychiquement sont ceux que l'incursion dans l'occulte perturbent le plus. Psychologue à l'Université de Glasgow, le docteur Geoffrey Scobie résume ainsi le problème :"Les gens particulièrement impressionnables - environ 10% de la population - se mettent eux-mêmes en situation de danger en misant sur leurs propres et supposés pouvoirs psychologiques. Et les gens qui sont déjà psychologiquement sur le fil du rasoir sont des victimes virtuelles, prédestinées. Pour ceux-là, le Oui-ja devient une véritable drogue. Plus qu'attirés, ils sont totalement intoxiqués."

Effectivement, pour bien des gens, l'obsession du paranormal, du surnaturel ou de l'occulte se situe bien au-delà de l'intérêt d'un jeu tel que le Oui-ja. En vérité, cette obsession est devenue une raison et une façon de vivre, à l'image de ceux qui, à travers une religion, cherchent un espace de communication différent.

L'enquête continue.................................
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# Posté le vendredi 30 mars 2007 18:07